jeudi 23 février 2017

The Stone Cox : du rock sexy et survolté !

Ça fait bien longtemps que je n'ai pas écrit sur ce blog et plus longtemps encore que je n'ai pas parlé de musique.
Alors là j'ai décidé de me faire un petit plaisir en te faisant découvrir mon coup de coeur du moment : The Stone Cox !




The Stone Cox c'est quatre mecs de Mulhouse qui font du rock surpuissant.

J'ai eu la chance d'écouter leur EP, Blackboard, et c'était une sacrée claque. Ils sont encore jeunes, mais ils envoient du lourd. C'est rythmé, très bien mené, avec un côté couillu, un peu dirty, du bon rock'n'roll comme j'aime. Je pourrais écouter leurs trois titres en boucle. Je l'ai fait d'ailleurs. Et je le referai encore !

Tu sais que je ne suis pas douée pour parler musique. Mais je peux au moins de te dire que quand j'écoute les Stone Cox, ça me rappelle quelques unes de mes belles soirées endiablées. Ça me donne envie de danser, de rire, de trop boire, de rouler des pelles à mes copines et de pécho un joli blond pour lui donner la fessée. C'est ça en fait, le bon rock, c'est un bon tripe qui t'emballe, qui te donne la gnack, qui te fait sortir de chez toi et te déhancher. Avec un soupçon de seventees en prime, parce que c'est quand même mieux comme ça !

Les Stone Cox, qui lancent leur propre label, Lone Apach Records, ont enregistré leur album en live et en analogique chez Rémy Gettlife, dans le Sundgau. J'ai piqué l'info dans un article des DNA.

Eh oui ! Je n'ai malheureusement pas eu la chance d'interviewer ces quatre jolis garçons, je les ai loupé lorsqu'ils ont fait la première partie de The Mystery Lights à la Laiterie (du coup j'ai aussi loupé le meeting de Mélanchon, c'est une autre histoire), mais je suis sûre d'une chose : ils n'ont pas fini d'enchaîner les dates, et ils reviendront très vite sur Strasbourg !

Sinon, si t'es du côté de Mulhouse, t'auras la chance de les voir samedi soir, 24 février, au Noumatroff. D'ailleurs si tu pars de Strasbourg pour y aller, tu peux m'emmener dans ta voiture.
Et ce soir c'est à Le Repère à Schirmeck que ça se passe, 

En attendant, on se matte leur clip ! Même que y a la géniale Freaky Baby Doll dedans !




dimanche 29 janvier 2017

Seku Ouane : graff, hip-hop, art.

A l'occasion de son expo à la Popartiserie, j'ai interviewé le très sympathique et incroyablement talentueux Seku Ouane. Issu du milieu hip-hop, ce graffeur aux milles facettes m'a répondu avec un sourire tout naturel et a partagé avec joie et sincérité sa passion pour l'art. 




Le graffiti comme une performance



"J'ai commencé le graffiti il y a une quinzaine d'années avec Beam. Ce qui m'a plu dans le graff, c'est le côté "performance" qu'a cet art ... Tu es capable de faire du vélo à 4h du matin et marcher sur une voie ferrée en pleine nuit pour pouvoir peindre, c'est vraiment spécial. Ce n'est pas juste peindre sur une toile. Avec le graffiti, la peinture devient vivante, elle s'impose, elle ne s'expose pas."

Seku Ouane est un vrai passionné du graffiti et de tout le milieu hip-hop d'ailleurs.

"Je crois que je suis dans le hip-hop depuis toujours. Je me souviens que le tout premier album que je me suis acheté était d'IAM. Et je lisais beaucoup le magazine Groove ... Oui, aussi loin que je m'en souvienne, j'ai toujours été dans la culture hip-hop. J'y suis d'abord entré par la musique puis par le graffiti."

Membre du collectif ABC Crew, Seku Ouane ne se limite pas à un art.

"J'ai fait de l'aquagravure, de la vidéo, du graff, du dessin, différents types de peinture, beaucoup d'encre, du travail sur ordinateur, je me suis essayé au beatmaking ..."
"J'aime écrire aussi. Dans un mémoire j'avais travaillé sur le lien entre graffiti et politique, comment le graffiti s'est servi de la politique pour évoluer. J'ai aussi écrit différents textes assez engagés."
"Mais le graff et le dessin sont vraiment les deux disciplines qui me plaisent le plus."


Etudes, rap et graffiti


Il revient sur son parcours d'étudiant :

"J'avais commencé par la fac d'art-plastiques à Strasbourg. Mais le côté rigide de la fac m'a vite déçu.
Disons que je suis plus pratique que théorique, même si j'admets qu'il est impossible de dissocier les deux. Alors qu'aux Beaux-Arts on propose du matériel, on a vraiment les moyens et le temps pour créer, même si il faut reconnaître qu'il y a beaucoup de branlette intellectuelle ..."
"Les Beaux Arts m'ont en tous cas appris à me donner les moyens d'aller vraiment à fond."

Il a fait les Beaux-Arts à Brest, poussé par le besoin de s'éloigner un peu de sa région natale. C'est là qu'il s'est essayé au rap :

"Je tournais avec DPA. Des personnes issues de différentes scènes s'y mélangeaient, il y en avait qui venaient du punk hardcore, d'autres de la dub, ... On traînait aussi avec deux MC qui étaient plus dans le phrasé. A ce moment-là, j'étais très influencé par le rap conscient, engagé. J'ai ensuite tourné avec Vegetal prod, mais la complicité marchait moins, on était trop nombreux dans le collectif. Aujourd'hui, je ne rappe plus que pour le fun, en soirée, avec les potes. Je cherche plus la punchline bien drôle, je ne me prends vraiment plus au sérieux de ce côté-là."

Pour écouter Seku Ouane, c'est par là !




L'évolution du graffiti

Lui faisant remarquer que le graffiti est désormais bien accepté dans la société, lui qui était autrefois si décrié, je lui demande alors son point de vue sur cette évolution :

"Aujourd'hui, le graffiti est clairement dé-diabolisé. Il y a d'ailleurs de plus en plus de graffeurs qui entrent aux Beaux-Arts. Le street-art se révèle être une porte d'entrée pour cette école. Il y a même des mairies qui mettent en place des projets pour les graffeurs. Tout cela permet de faire évoluer le point de vue auparavant très négatif du citoyen lambda, et en ce sens c'est une bonne chose."
"Mais je regrette le côté publicitaire de la chose, l'effet de mode."
"Bien sûr, c'est super quand on est contacté pour un projet, on se sent flatté, on a du temps et des moyens pour que nos créations aboutissent."
"Mais là, certaines branches et acteurs du graffiti et du rap se tournent entièrement vers le capitalisme. On est bien loin du mouvement revendicatif du début ... Disons que le graffiti évolue, il change, comme pour toute chose."

Je le questionne sur l'influence que cette mode pourrait avoir auprès des jeunes : est-ce qu'on voit plus de monde s'essayer au graffiti qu'avant ?

"J'ai l'impression qu'il y a moins de jeunes en fait, mais je peux me tromper, c'est peut-être parce que je suis moins sur le terrain que je ne m'en rends pas compte, je fais moins attention aux blazes dans la rue. Même si c'est vrai que j'en ai vu quelques uns, des nouveaux, comme EOS, TNC, VON, PHNK, ils sont trop nombreux pour les citer. Puis je reste impressionné par la productivité de certains crews comme les MMA ou les 7 qui sont la depuis plus dix ans et qui restent toujours aussi actifs."
"Dans le monde du graff, tu réalises vite qu'il y en a qui le vivent comme un 100m ou comme une course de fond. C'est-à-dire qu'il y en a certains qui vont exploser très vite, mais qui vont disparaître au bout de trois mois, alors que d'autres vont durer et sont toujours présents."

Poussée par la curiosité, je lui demande également son avis sur le graffiti dit vandale, à savoir les tags :

"Selon moi le graff vandale est comme une nécessité, c'est l'essence même de cette culture. En plus, le vandale t'apprend à travailler avec rapidité, à avoir un tracé efficace. En cinq minutes il faut que tu aies sorti quelque chose. Mais il y a aussi pas mal d'excellents graffeurs qui n'ont jamais fait de vandale !"





Des projets plein la tête


Seku Ouane a multiplié les projets artistiques, notamment ceux tournant autour du graffiti.

"Il y a beaucoup de projets qui m'ont vraiment bien plu. Notamment Trait d'Union à la Meinau, il mélangeait sculpture et graffiti, c'est quelque chose qui ne se fait pas beaucoup, et j'ai vraiment apprécié. On a aussi participé à la décoration de l'Elastic Bar, c'était un bon moment."
"J'ai participé à certains festivals très cool aussi. Quand t'es là et que tu croises Akhenaton qui te remercie pour ce que tu as fait, t'es comme un gamin quoi, t'as la larme à l’œil."
"Et je pourrais te citer plein d'autres projets tout aussi sympa : l'expo Et Après, la Jam des Bozars, la pochette de Dah Conectah, Tiseurs, le PAG challenge, ..."

Cette expo marque une étape importante pour Seku Ouane. Non seulement c'est sa première expo en solo mais en plus il compte vraiment, à partir de là, se remettre en question :

"Je dois dire que je suis aujourd'hui dans une phase de remise en question picturale, après quinze années passées à peindre ... J'aimerais peindre moins mais privilégier la qualité. Et je ne veux plus me perdre dans la multiplication de projets."
"J'ai besoin de me recentrer. J'ai besoin de temps, de me remettre à travailler pour moi. Ce qui est sûr, c'est qu'il faut que je continue à m'éclater dans ce que je fais !"
"Ça fait tellement longtemps que ça fait partie de ma vie, je ne l'imagine tout simplement pas sans. Mon but premier, c'est de m'amuser, de peindre, d'en profiter. L'art c'est comme un mode de vie. Je ne vois pas ce que je pourrais faire d'autre."






samedi 21 janvier 2017

Le tatoueur Yannonyme en guest chez l'Aiguilleuse Tattoo !

La talentueuse Caca Hontas, L'Aiguilleuse Tattoo, a décidé de faire de 2017 une année pleine de guests pour son shop, l'Atelier Pic-Pic, situé à Strasbourg. 

C'est notamment le cas du tatoueur belge Yannonyme qui posera ses valises en Alsace du 21 au 25 mars. A peine quelques jours pour passer sous ses aiguilles ! Sans oublier la soirée "ça guest" du 25 avec concerts et expos, qui permettra de le rencontrer et de découvrir la richesse détonante de son univers. A cette occasion, il a d'ailleurs accepter de répondre à quelques questions.

Rencontre avec Yannonyme !



Est-ce que tu peux revenir sur tes études, ton parcours ?



Je devais avoir 8-10 ans quand mes parents m'ont inscrit aux Beaux-Arts. Déjà à cette époque je voulais devenir dessinateur, puis à l'adolescence j'ai introduit et participé à un collectif de BD dunkerquois. Cela m'a permis de rencontrer d'autres dessinateurs avec qui j'ai découvert les festivals BD. 
J'ai quitté ma ville natale pour étudier l'illustration à Tournai, c'est là que j'ai terminé mes études secondaires. Après quoi je suis parti sur Bruxelles afin de poursuivre le cursus supérieur. 
Durant cette période j'ai réalisé que le dessin est une discipline qu'il faut quotidiennement travailler ... J'ai aussi compris que le système scolaire est un cadre qui formate les esprits et parasite la création, il cultive la médiocrité sans se préoccuper de la réussite des élèves. La majorité des enseignants et professeurs ne sont que des théoriciens et rarement des praticiens, ils ne transmettent qu'un résidu de savoir classique sans l'ambition d'un discours de contestation
J'ai pensé que c'en était assez alors j'ai cessé de fréquenter les établissements scolaires pour me consacrer au dessin et à la sérigraphie. Huit ans plus tard j'ai démarré le tattoo comme apprenti à la Boucherie Moderne où je suis resté 5-6 ans avant de m'en aller et mener mon propre chemin.

Qu'est-ce qui t'attire dans le tatouage ? Est-ce que c'est pour toi un moyen d'exprimer des émotions ou de permettre à d'autres de les exprimer ? Est-ce que c'est pour le côté esthétique, sublimer des corps ? Ou simplement pour le plaisir de la création ?


Je considère le tattoo comme un savoir-faire, par ailleurs il est une activité alimentaire qui complète le dessin. Il me permet de diffuser, de communiquer ma conception de l'espace empirique qui compose la réalité matérielle. Le tattoo est avant tout un consensus dans le rapport client et exécutant, il est fondamental que la personne intéressée par mes visuels soit en accord avec ma pensée, sans cette donne le partage est caduque. 


Pourrais-tu nous parler un peu de ta démarche artistique ? 

Ma pratique du dessin se dirige vers deux directions : l'une se penche vers le champ abstrait, produire des structures simples ou saturées en opposant des motifs décoratifs à d'autres systèmes de trames plus brutes voire brouillonnes, ici l'objectif est de créer différentes intensités de compositions. 
Quant à la seconde direction, plus figurative, elle vise le détournement de thèmes violents, sexuels, ambigus. Ma démarche est de transcender ces codes en me les appropriant et susciter une réflexion.
Je me sens proche des idées de contradiction, des sujets radicaux, j'aime aborder des concepts extrêmes. 

Comment te vient ton inspiration ?

Mon inspiration se déclenche lors d'une réaction que j'ai quand un événement se manifeste, il peut s'agir de la lecture d'un livre, la vision d'une photo, d'un logo, d'un film, d'une émission, la découverte dans la nature, l’expérience d'une émotion, l'échange d'opinions, une sensation, l'écoute de musique ... Toutes ces sources d'influence génèrent en moi la volonté de m'exprimer. 


Tu sembles passer beaucoup de temps sur tes dessins, est-ce que c'est quelque chose d'important pour toi ? Et comment ça se passe quand un client te contacte, est-ce que tu discutes beaucoup avec lui avant de le tatouer ? 

Je peux passer énormément de temps sur l'exécution d'un dessin. Plus il est compliqué, plus la réalisation est longue. Ce qui m'importe c'est la charge de propos personnels injectés, sans cela mon approche n'aurait aucune impertinence. Quand quelqu'un se déplace pour mes visuels, nous discutons de la direction graphique en fonction de l'emplacement souhaité puis nous faisons une sélection de motifs, ensuite j'adapte mon dessin au format tattoo.

Tu réalises pas mal de motifs en lien avec la sexualité, est-ce que tu peux m'en dire plus à ce sujet ?

 Mon traitement des thématiques liées à la sexualité est une observation totalement subjective. Ce sujet est très mal perçu car intime et privé, il est très difficile de l'évoquer sans fâcher les esprits, sans provoquer une avalanche de commentaires éculés. 
J'ai choisi de l'aborder sous le prisme de l’extrême. Ma position actuelle se base sur le postulat suivant : la sexualité est autant l'extension d'une marque d'affection que l'assouvissement de pulsions pathologiques. Je porte beaucoup de tattoo à caractère sexuel sur moi ... Je me pose une pléthore de questions sur cet acte et plus j'y réponds plus il m interroge.

jeudi 29 décembre 2016

J'ai rencontré Mélanie de DermaMorphose ... Et je lui ai demandé de me tatouer !

C’est par les heureux hasards des réseaux sociaux que je suis tombée sur un tatouage réalisé par Mélanie de DermaMorphose. Le style m’a tout de suite bien plu, alors je suis allée jeter un coup d’œil sur sa page. Je suis tombée sous le charme. Du black work et du dot work impressionnants, des animaux réalistes ou plus géométriques, des visages mystérieux, des papillons colorés, …


Alors, quand la petite demoiselle pleine de talent m’a demandé si je pouvais un peu parler d’elle sur mon blog, j’ai tout de suite accepté, et je me suis en plus empressée de lui demander un tattoo, ou plutôt deux !
Rencontre avec une superbe artiste …




Douceur et précision


DermaMorphose m’a accueilli dans son salon de tatouage, à Strasbourg. Un endroit cosy, qui sent encore bien le neuf, puisque Mélanie n’a ouvert qu’en septembre 2016.
Elle m’a montré les dessins qu’elle m’avait déjà proposé via Facebook. En gros, je lui ai demandé un soleil et une lune façon ouija, avec du blackwork et du dotwork, avec son style à elle quoi. Pari réussi dès le premier dessin qu’elle m’a proposé. J’étais enchantée ! Une réalisation personnelle, féminine, tout en mystère et en douceur.

Arrivée chez elle, elle m’a fait signé une petite fiche de renseignements, et on est passé par les différentes étapes habituelles que tu connais bien : validation du dessin, nettoyage de la peau, on pose le calque, on attend qu’il sèche, on ouvre une aiguille neuve à usage unique, et on se met au boulot !
Mélanie travaille avec une grande précision, et beaucoup de douceur. Traçage de la lune, puis petits pointillés et petits traits pour compléter le tatouage. Pendant ce temps on papotait de tout et de rien, je me sentais super bien.
Très vite, on a enchaîné avec le soleil. Bon là, la pauvre a eu un peu plus de mal parce que ma peau refusait catégoriquement de se laisser faire et de prendre gentiment l’encre. Mais la sémillante Mélanie ne s’est pas découragée et elle a réussi à finir le tatouage sans plus d’encombres.
Pointilleuse, elle est revenue à plusieurs reprises sur les moindres détails, jusqu’à s’assurer que tout était parfait.
Tatoueuse encore débutante, elle se considère encore comme un « petit bébé dans le tatouage », Mélanie a pourtant déjà tout d’une grande. Un contact plus qu’agréable avec le client, des réponses très rapides aux demandes, des dessins superbes, et des tatouages réalisés à la perfection.




Dessins et relations humaines


Ce qui m’a surtout plu avec elle, c’est que je me suis immédiatement sentie à l’aise. Grâce à sa sympathie naturelle, le contact était très facile, tout s’est passé en douceur, et avec le sourire.
Ce n’est pas un hasard, puisque j’ai appris que Mélanie, avant de se lancer dans le tatouage, avait fait carrière dans le social.
« J’ai toujours aimé le contact avec les gens. J’ai travaillé dans une maison de retraite, et j’adorais échanger avec les personnes âgées, mais j’ai été extrêmement déçue par la réalité du travail, tout le stress qu’on nous imposait. C’est bien simple, tout était chronométré.  Je ne l’ai pas supporté. »
En 2012, Mélanie a fait un burn-out. Elle avait perdu toute confiance en elle, c’était une période difficile à vivre, mais son copain l’a aidé à surmonter cette épreuve. Une bonne manière de retrouver sa joie de vivre a notamment été pour elle le dessin, sa grande passion.

« Je n’ai pas fait d’études d’art, mais j’ai toujours énormément aimé le dessin. J’adore dessiner depuis que je suis toute petite. Vers 10 – 11 ans, mes parents m’avaient inscrit à un cours de peinture. C’était dans ma ville d’origine, et ça ne m’a pas apporté grand-chose pour tout dire. On se contentait de reproduire des cartes postales, je me suis vite sentie à l’étroit. »
« J’ai grandis dans une petite ville, et on n’avait pas beaucoup de moyens, alors je n’avais pas accès à la culture. C’est mon copain qui m’a fait découvrir beaucoup de choses, les peintures, les gravures. Il m’a aidé à ouvrir l’œil. J’ai appris énormément de choses. »
« Et puis, début 2016, j’ai décidé de prendre quelques cours de dessins, ça m’a aidé à revoir les bases. Je voulais pouvoir améliorer mon trait, et mon style.»




Une passionnée de tatouage


En plus de renouer avec le dessin, Mélanie s’est tournée vers le tatouage. Mais là aussi, c’est une passion qui la suit depuis longtemps.
« Je suis une fan de tattoo depuis que je suis toute petite ! A 12 ans déjà, j’affirmais à mes parents que je me ferai tatouer. »
« Mon père était tatoué, et je m’amusais à dessiner sur ses tatouages. J’aime l’idée de dessiner sur des corps. A l’époque, je n’avais pas le net, j’essayais de dénicher les quelques magazines qui parlaient de tatouages. Ce n’était pas aussi développé que maintenant. Et quand j’ai eu 20 ans, j’ai commencé à me faire tatouer. »
Et depuis, Mélanie n’a pas arrêté. Manchettes, chest, cuisse, des motifs très colorés et féminins, ou du black work impressionnant. Ses tatoueurs fétiches ? Jubss, kÖfi ou encore Mathieu de Baron Samedi.

« J’ai pas mal attendu avant d’oser vraiment me lancer, faire ma formation hygiène et commencer à chercher un shop pour apprendre et exercer.
Je manquais un peu de confiance en moi. Mais j’ai décidé d’oser ! Et puis les cours de dessins que j’avais pris m’ont bien aidé à gagner en assurance. »
« J’ai eu du mal à trouver un apprentissage, mais j’ai été contacté par une tatoueuse allemande qui a vraiment apprécié mes dessins et mes tatouages. On a mis beaucoup de temps à se rencontrer, car elle était très occupée. On s’est contacté en octobre 2014 et j’ai commencé chez elle en avril 2015. J’ai pu beaucoup l’observer et j’ai pu tatouer plusieurs clients. Malheureusement, du jour au lendemain, elle a décidé de ne pas donner suite, alors qu’on avait des projets ensemble. J’avoue que sur le coup je me suis bien cassée la gueule, car j’étais plus qu’enthousiaste ! »
« Mais on a vite rebondi ! On s’est mis à faire des travaux dans l’appart, on a tout réorganisé de façon à pouvoir créer cette pièce où je peux accueillir les clients. »
« A nouveau, mon copain m’a beaucoup aidé. J’étais assez stressée à l’idée de travailler seule, mais il m’a convaincu que je pouvais y arriver. J’ai eu vraiment de la chance d’être soutenue ! Et petit à petit j’ai trouvé confiance en moi. En voyant les clients si contents et fiers de leur tatouage … Il n’y a rien qui me fasse plus plaisir ! J’adore voir les grands sourires des gens, leurs yeux qui brillent ! C’est génial ! »



"Mon but ? M'éclater, m'exprimer !"


« J’ai trouvé le métier qui me plaît ! En plus de l’aspect dessin, création, il y a aussi le relationnel qui est hyper important, et ça, ça me comble de bonheur ! C’est vraiment super cool ! »
« Pour moi, la partie réalisation du tatouage est aussi importante que celle où on va discuter avec le client. Je veux prendre le temps de discuter avec eux, c’est quelque chose d’essentiel pour moi. En plus, j’aime énormément cet échange
« Quand j’ai fait mes premiers tatouages, j’avais énormément d’appréhension, c’est quand même quelque chose qu’on garde à vie, ça me faisait stresser. Mais quand je vois tout ce qu’on peut faire en tatouage, toutes les possibilités … C’est l’éclate totale ! » 

Si Mélanie excelle dans le black work, qu’elle adore d’ailleurs réaliser, elle se lance également dans la couleur. Et ses premiers essais sont plus que réussis. En grande fan de néo-trad, elle a bien envie de développer également ce style, en le mélangeant avec du black work par exemple, pour créer quelque chose d’original. Quand Mélanie évoque tous ses projets, elle est débordante d’enthousiaste.
« Je sais que j’ai encore beaucoup de choses à apprendre. Il y a tellement de choses à découvrir dans le tatouage ! Mais j’avance à mon rythme, au fur et à mesure, sans me stresser. »
« J’aimerais d’ailleurs faire des guests, pour voir d’autres tatoueurs travailler, et découvrir toujours plus de choses ! J’ai déjà eu quelques propositions, j’en suis vraiment ravie. »

Elle cherche désormais à se faire connaître, pensant notamment à exposer aussi bien ses dessins que ses photomanip. En effet, en amoureuse des images, Mélanie est aussi passionnée de photo.
« En 2005, je traînais beaucoup sur DeviantArt, ça m’a donné envie. Je me suis mise à découvrir photoshop. Tout comme pour le dessin, je l’ai fait en autodidacte. Je n’ai pris aucun cours. Je me suis mise à faire beaucoup de photos, et c’était chouette ! J’ai réalisé des pochettes de CD, j’ai fait des tutos … J’ai même été publiée dans photoshop magazine. J’ai déjà été en couverture ! »
« Beaucoup m’ont demandé pourquoi je n’en faisais pas mon métier. Mais je savais que, quand on est infographiste, on ne fait pas toujours ce qui nous plaît. Alors que mon but est de m’éclater dans ce que je fais, de pouvoir m’exprimer ! »

Avec le tatouage, Mélanie a enfin trouvé sa voie. Elle n’est qu’au début d’un chemin qui s’annonce plein de belles aventures, de beaux tatouages, et de beaucoup de bonheur. 

Retrouvez Mélanie sur sa page Facebook : DermaMorphose !


La sélection de 2016 by Rock'n'Art !

Avec l’année 2016 qui touche à sa fin, je vois fleurir un peu partout, sur les sites et tous les blogs, des listes … Les meilleurs albums de l’année, la plus grande star de l’année, la meilleure bouffe de l’année, la plus belle mort de l’année …
Mais tu t’en doutes, ta blogueuse préférée d’amour n’est pas du genre à se rabaisser à bêtement imiter les autres et faire également des listes idiotes et totalement subjectives …


Ah bah merde, si.


Voilà ma propre sélection des artistes les plus marquants de l’année. Je ne me considère pas capable de choisir les meilleurs, qui serais-je pour prétendre cela, mais j’avais juste envie de mettre en valeur ceux qui m’auront le plus touchée, marquée, impressionnée, frappée, pour une raison ou pour une autre.
Et n’hésite pas à commenter pour ajouter les tiens !


D’ailleurs, j’avais décidé de faire les choses bien, de choisir 10 catégories, et 3 artistes par catégorie. Tu t’en doutes, parce que tu me connais bien maintenant, je ne m’y suis pas tenue.





  Les photographes les plus marquants de l’année.

Photographe : Naïssa B.
Modèle : Mado
MUAH : Aurélie Ziercher
Guide lumières : Louis Lezzi

Naïssa B.
Naïssa B est une artiste incroyable, une photographe au talent magnifique. Chacune de ses œuvres me fait rêver, je pourrais passer des heures à les admirer, dans les moindres détails. Elle navigue avec une aisance admirable entre différents styles, du glamour au vintage, du mystère glacial à la féerie douce et lumineuse.
Son projet Fantastica m'a totalement séduite. Le concept, les personnages, sa façon de les photographier, de les mettre en valeur ... Bref, un énorme coup de cœur.

Accalmia. 
Je l'ai découverte en tant que modèle, et elle m'avait déjà impressionnée par sa beauté fulgurante, la force de son regard, la grâce de ses poses ... Quand elle a commencé à faire des photos, que dire, elle m'a totalement subjuguée. Sa façon de cadrer, de travailler les couleurs, de sublimer ses modèles, la richesse des thèmes qu'elle aborde, la facilité avec laquelle elle arrive à créer tout un univers, de l'effroi, du mystère ... Avec une patte bien à elle, reconnaissable entre mille.


Samten Norbù
A-t-on encore besoin de présenter ce photographe hors-norme ? Un artiste à la personnalité lumineuse, un homme admirable ... Et un artiste de renom.
Ses œuvres, des petits bouts de rêve, des diamants de luxe, des voyages, de l'érotisme, de la sensualité, des merveilles ...
Des tableaux créés à force de travail, et de réflexion. Jusque dans les moindres détails, tout est pensé, réfléchi.
Un regard unique porté sur ce monde ...





Les modèles de l’année

Photo : Rapha Hell Photographies - Les dessins de Raph
Modèle : Lelaya Photographies
Corset : Mamzelle Felix Corset

Lelaya
Une femme incroyable, modèle talentueuse, douée pour les créations de tenues ou d'accessoires, et une jeune photographe qui se révèle déjà époustouflante. Grande fan de Lelaya depuis un certain temps déjà, je ne cesse de la suivre, pour admirer ses progrès et tous ses projets. Une beauté époustouflante, une muse, une passionnée d'images et de créations qui virevolte avec joie dans les richesses offertes par l'art d'écrire avec la lumière.

Strax
Une jeune modèle qui, grâce à une motivation sans bornes, une passion sans limite, a progressé à une vitesse fulgurante cette année. A travers ses multiples collaborations avec d'excellents photographes, elle ne cesse de révéler les multiples facettes de son talent. Cocooning, urbex, nature, des images acidulées, d'autres effrayantes, Strax est toujours envoûtante.
Un personnage fabuleux, à suivre absolument.

Lili Furyo et Ldw Furyo
Une modèle, beauté fatale, un caméléon qui se transforme au gré des projets, super-héroïne, incarnation du glamour, infirmière tout droit sortie d'un film d'horreur ... Rien ne l'arrête.
Et on ne peut évoquer Lili sans parler de Ludow, son chéri, qui pose aussi avec plaisir, se métamorphosant à chaque image, du jeune marié en costard au fou coincé dans un asile, au guerrier à la force assurée, à l'amoureux nu dans la nature ...
Un magnifique couple qui n'a cessé de m'épater. En espérant que vous nous réserverez encore bien des surprises pour l'année à venir.





Les tatoueurs de l’année

Tatouages et dessins par Caca Hontas - L'Aiguilleuse Tattoo

Caca Hontas - L'Aiguilleuse Tattoo
Grand coup de cœur pour l'artiste et la personne. Un petit bout de femme incroyable, un talent énorme, une vision du tatouage pleine d'amour et de richesse, un style percutant, unique, et de merveilleux projets en préparation. Pour moi, c'est vraiment la tatoueuse qui monte.

Raphaël - Les dessins de Raph
Enfin, Raphaël, illustrateur de talent, s'est lancé dans le tatouage ! De la feuille à la peau, un passage réussi avec brio pour ce grand artiste. Ses tatouages sont fabuleux de finesse, épatants de force, du black work à la couleur, des motifs très divers, toujours bien exécutés. Bravo à lui !

DermaMorphose, Cheyenne, La Spectre, Dix Minets ...
Il y a aussi plein de jeunes tatoueuses que j'aurais pu évoquer ici. Des petites nanas formidables, qui ont toutes un talent de malade, une personnalité flamboyante, un univers magnifique. Elles révolutionnent le tatouage, par leur style, leur technique. Elles ne sont qu'au début d'un chemin qui les mènera loin.




                                                       Les Pin-Up de l’année

Modèle : Red Hot Cherry
Photo : Corentin Baeumler, KickMyOldie


Red Hot Cherry
Red Hot Cherry, une rouquine débordante d'énergie, passionnée de fifties. Femme de caractère, elle a réussi à trouver sa place cette année parmi les plus belles pin-up de l'Est de la France. Toujours classe, totalement glamour, Red Hot Cherry porte définitivement bien son surnom !

Marina Sailor
Marina Sailor incarne pleinement la pin-up dans toute sa splendeur. Sa beauté est époustouflante, la finesse de son visage, le glamour de ses formes. Elle vit le rétro à fond, passionnée également de chansons, de danse et de coiffure, elle a plus d'un talent dans sa poche (ou plutôt sa robe à pois). Une demoiselle à suivre assurément !

Ruby Schatzi   
Je ne pouvais pas parler des Pin-Up sans citer au moins une des Pin-Up d'Alsace ! Elles sont toutes incroyables, tellement belles, et talentueuses ! Pour cette fois-ci, j'ai choisie Ruby, la pin-up tellement rétro et rock'n'roll. Une femme magnifique, une danseuse incroyable, elle ne passera jamais inaperçue.         





                                                          Les groupes de l’année

LOOOOOOOOOOOOOOOOOL


Last Train
Evidemment, le groupe alsacien qui a le plus brillé cette année. En plus j'aime sincèrement leur musique. Des petits jeunes bourrés de talent, que j'entends à chaque fois que je mets Ouï FM, à croire que c'est fait exprès. Et je leur souhaite d'aller le plus loin possible.


The One Armed Man
Bon, si tu connais vraiment mon blog, tu ne t'étonneras pas de les voir ici. Je suis super fan des The One Armed Man. Leur musique, la voix du chanteur, leur univers, ça me plaît, ça me rend toute folle quand je les écoute, enfin voilà quoi.
D'ailleurs j'avais parlé d'eux, et de Paper Bird, leur dernier album, sur AOW. Alors je vais me citer moi-même :
"La musique de The One Armed Man est difficile à définir. Elle ne se laisse capturer par aucune catégorie, préférant errer, libre et exaltée, entre différents styles, caresser la folk, embrasser le bluegrass, ou dompter le rock’n’roll.
Paper Bird, leur nouvel album, est un diamant de rock brut, énigmatique, psychédélique, s’inspirant du rock stoner des seventies. Leur musique est puissante, dynamique, tantôt sexy et enjouée comme dans Ectasy, tantôt langoureuse, inquiétante, à l’image du parfait Love is a lonely road." Et ainsi de suite.


Knuckle Head
Là aussi, si tu me connais, ce n'est pas une surprise de les voir figurer dans mon top 2016. Depuis que je les ai découverts, c'est bien simple, je ne les lâche plus. Jack et Jock, des musiciens hors normes pour une dark country ...
Bref, j'avais déjà parlé d'eux sur AnotherWhiskyForMisterBukowski également, alors je vais à nouveau me citer, parce que c'est pratique quand même :
"Knuckle Head, c’est de la dark country, un mélange hot et déjanté entre du rock’n’roll et du blues, avec une touche psychédélique et un gros clin d’œil à Black Label Society. Ce groupe t’entraîne à dos d’Harley vers le western sale et poussiéreux, avec des bagarres dans les saloons et une jolie rouquine tatouée qui t’ensorcelle par la sensualité de sa danse endiablée."
J'ai hâte de pouvoir découvrir leur premier EP !


Iron Bastards
Evidemment, les Iron Bastards, qui ont accompli un parcours impressionnant, qui ont accumulé les succès, et qui ne sont pas prêts de s'arrêter en si bon chemin.
Un rock'n'roll déjanté, énergique, puissant, une technique incroyable, un nouvel album, Fast & Dangerous, qui frise la perfection ... Encore un groupe à suivre !

  




Les blogueurs de l’année



Julia - Les Cookines
Julia, c'est une nana super jolie, un petit bout d'énergie, une passionnée qui a toujours le sourire aux lèvres. Consulter son blog pour trouver de bonnes recettes pour émerveiller mes enfants, et tous mes invités, c'est devenu un rite.
Récemment mise à l'honneur par Marie-Claire, elle propose avec un style frais et léger des idées gourmandes et originales.
Un blog à consulter de toute urgence !

Cha Perchée
Je ne pouvais pas parler des blogueurs d'Alsace sans citer l'une des plus célèbres, des plus cool, des plus rock'n'roll ... La géniale Cha Perchée, une modèle incroyable et une grande passionnée de mode. Sur son blog Du blabla et des trucs pour les vilaines filles, elle parle de plein de trucs chouettes avec un style plein d'humour, naturel, trop chouette en fait.

Blog Kapoué
Jack Typhus est un blogueur génial qui, avec une énergie débordante, nous fait découvrir Strasbourg sous tous ses aspects. Des portraits de strasbourgeois, des avis sur des restos, des annonces d'événements ... Son blog est plein de vie, de passion, pour moi, c'est un modèle. Un des blogueurs qui fait vraiment vivre notre ville adorée.




Les autres artistes de l’année (quand t'en as marre de faire des catégories ...)



Julie Gless
Julie Gless, maquilleuse, coiffeuse, conseillère en image, passionnée de rock'n'roll. Une artiste aux doigts de fée désormais installée rue Sainte Madeleine à Strasbourg. N'hésitez pas à prendre rendez-vous !

Beni Art
Dans la catégorie illustration et body-paint il y a évidemment Beni Art, bourré de talent, qui ne cessera de m'impressionner par ses réalisations incroyables et notamment ses body-paints époustouflants. Il a plein de projets pour 2017 ... Artiste à suivre !

Dooz Kawa
Dooz Kawa, le meilleur rappeur pour moi, un génie des mots, un grand, très grand, du hip-hop français.
A nouveau, j'avais parlé de lui sur AOW, alors je me cite :
"Des mots qui s’enchaînent, des mots de la rue, des mots de la haute, des maux de la vie, qui se mélangent autour d’un beat hypnotique pour former une poésie épique. Des images, des impressions floues, un univers qui se forme et qui grandit dans les tripes, qui cherche dans les recoins de l’âme à réveiller les sens, avec des mélodies de génie et la folie de l’intelligence. Une musique qui te fait réfléchir, sur leur enfance, et notre avenir. Un face à face avec le présent, un regard cru et vif, mais passionné, un brin naïf, sur la société. Sur ton quotidien."




Mes bars préférés



Le Local
Le Local pourrait bien devenir mon nouveau QG. Parce qu'il est tout près de chez moi, déjà, mais aussi parce qu'il y a un bon choix de bières artisanales, l'ambiance est chouette, tu rencontres toujours des gens sympas, les serveurs sont cool, en plus il y a des concerts et des jam sessions. Bref, j'adore, pas toi ?

Le Grognon
Le seul bar valable du Neudorf. Et quel bar ! On parle quand même du petit frère du Grincheux là ! Une déco super cool, des serveuses grave sympa, un choix de bière génial ... Depuis que je l'ai découvert, je ne m'en lasse plus !

La Lanterne
Un peu plus loin de chez moi, alors en grosse fainéante j'y vais moins souvent, La Lanterne n'en figure pas moins parmi mes bars préférés. Cette micro-brasserie sert des bières délicieuses, à des prix vraiment attractifs. Il y a toujours une chouette ambiance. Les serveurs sont au top. Bref, c'est super !

vendredi 18 novembre 2016

Comme chez Watt : Un festival en appart !

AROS production, l'équipe d'Alan Ros, organise le tout premier festival de folk en appart, ça s'appelle Comme Chez Watt, et ça se passe début décembre, à Strasbourg.
Un cadre intimiste, une ambiance sympa, pour écouter nos artistes préférés, à l'image d'Oscar On The Lawn ou de The One Armed Man, de quoi en séduire plus d'un !
Marie, du groupe AROS, nous en dit plus !


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Comment l’idée d’un festival folk vous est venu, qu’est-ce qui vous a attiré dans ce concept ?

Nous (le label AROS Production) organisons des concerts en appart' depuis déjà plus d'un an et demi, il se trouve que nous avons eu plusieurs demandes pour organiser des concerts en appart en décembre alors on s'est dit « pourquoi ne pas en faire un festival ! ». On aime beaucoup organiser des concerts en appart', ça permet aux artistes et au public d'être plus proches, d'échanger plus facilement, ... Pour les artistes de tester des nouveaux morceaux, et pour tout le monde de passer une bonne soirée, comme si nous étions simplement à une soirée entre amis.

Depuis plus d'un an qu'existe le label nous avons organisé une dizaine de concerts en appartements. Nous avons commencé avec des artistes du label, puis nous avons élargi avec des demandes d'artistes hors Alsace, ce fut le cas en mai dernier avec Geraint John Jones, qui est gallois et vit à Berlin (qui jouera le 2 décembre au festival Comme Chez Watt) ou plus récemment avec Cavan Moran qui est anglais.

Un festival de concerts en appart : pas trop compliqué à organisé?

Un festival demande plus d'organisation qu'un seul concert c'est évident, au niveau de la communication et de la réservation des places c'est un peu plus compliqué, mais très intéressant pour nous. C'est un défi de passer de l'organisation d’événements uniques à un festival !

Comment avez-vous choisi les artistes, et ceux-ci étaient-ils tous emballés ? Sont-ils habitués aux concerts en appartement ?

Nous avons programmés des artistes que nous apprécions musicalement et humainement. Le premier soir jouera une artiste du label, Oscar on the Lawn, qui est une habituée des concerts en appart'. Pour les autres artistes, nous avons demandé à des musiciens avec qui nous avons déjà travaillé comme Geraint John Jones et Petseleh, pour certains nous les croisons souvent lors de concerts ou festival, c'est le cas de The One Armed Man, Foes et Joy and Glory, et en ce qui concerne Claire Faravarjoo et X-TV nous les avons rencontré récemment et nous sommes tombés amoureux de leur musique c'était alors évident pour nous qu'ils auraient leur place dans notre programmation.
La plupart sont alsaciens, mais Geraint John Jones vient d'Allemagne et X-TV de la région lyonnaise, nous n'avions pas envie de cloisonner le festival à des artistes alsaciens, mais simplement de programmer des artistes que nous apprécions et qui collent dans l'univers du festival.

Comment avez-vous sélectionné les appartements : est-ce que ce sont ceux de personnes d’Aros ou des amis ou des fans ?

Pour la première édition ce sont des membres de l'association qui accueillent.
Il était important de pouvoir accueillir le public et les artistes dans des espaces pas trop petits mais pas trop grands non plus pour garder le côté intimiste. Nous avons également choisi des quartiers différents de Strasbourg pour couvrir toute la ville.

Cadre intimiste, chacun ramène à grignoter, vous insistez beaucoup sur le côté convivial de l’événement, est-ce que c’est quelque chose qui vous tient à cœur, de façon plus générale, chez Aros ?

Oui c'est quelque chose d'important pour nous le côté convivial. C'est une ambiance qui permet les discussions et les rencontres. En dehors des concerts en appart' on aime beaucoup organiser des concerts à La Popartiserie, qui se prête également au côté intimiste et convivial.

Quelles sont vos attentes par rapport à ce festival ? Pensez-vous déjà à la deuxième édition ou une chose après l’autre ?

On espère que le public va aimer le concept et que tout se passera bien. On a déjà pas mal de réservations donc on est confiant, on est bien sur pas à l'abris d'annulation de dernière minutes, mais on invite les gens qui annuleraient à nous le signaler pour pouvoir faire profiter de ses places à d'autres.
On pense effectivement à la suite, une deuxième édition pourquoi pas. On veut déjà se concentrer sur celle-ci et voir si ça fonctionne comme on le souhaite. C'est le premier festival organisé par AROS donc on veut prendre le temps de faire les choses bien. On a également d'autres activités, le côté label, le booking et la promotion des artistes qui nous prend également beaucoup de temps (sachant que nous ne sommes que 3) ainsi que d'autres concerts que nous organisons, comme mercredi prochain, le 23 novembre au Kawati Studios avec Throw me off the Bridge, Peace me off (AROS Production) et Ted Moody.

mercredi 26 octobre 2016

Blase et les Puritaines : leur premier album

Blase et les Puritaines, c'est un duo qui fait de la chanson française.
Et moi, la chanson française, j'aime pas, mais alors pas du tout.
Mais eux, je les aime bien, et même beaucoup, ils m'ont vraiment réconcilié avec ce genre. Parce que leurs chansons sont hyper drôles, leur jeu scénique aussi.
Il y a Blase l'aigri, le mec pas sympa, qui râle tout le temps, et puis Nico, le gentil, l'innocent, l'imbécile heureux. Ils se bagarrent un peu, comme un vieux couple.
N'oublions pas la sublime Clitorine, la raison même de leur succès, splendide blonde à forte poitrine qui les accompagne sur toutes leurs scènes, regardant les concerts, impassible, avec son grand sourire de poupée gonflable.
A l'occasion de la sortie de leur premier album, je les ai retrouvé autour d'un verre de rouge, et on a papoté un peu.

Blase et les Puritaines en concert
Photo : Daniel Langlois
"J’ai créé Blase et les Puritaines fin 2012 - début 2013" m'explique Blase, le chanteur. "Au début il y avait deux musiciennes avec moi. Mais l'une des filles est rapidement partie et Nico est arrivé pour reprendre la partie percu."
Il me résume leur parcours :
"On a beaucoup joué en 2013, on a enchaîné les concerts dans plein de bars de Strasbourg. On a aussi fait la première partie d’Oldelaf à la Laiterie."
"En 2014, on a fait une pause de quelques mois. L’autre musicienne qui était avec nous a souhaité partir, pour se consacrer à son propre projet, on s’est alors demandé si on allait continuer à deux ou non …"
"On a finalement repris en 2015 et on a commencé à changer de formule. A ce moment-là, on se cherchait encore, on évoluait. C'est pourquoi on a attendu 2016 pour sortir notre premier album."

Nico me parle un peu plus de leur album live enregistré au Shadok : "On voulait vraiment faire un live, et y intégrer une partie sketch, qu’il y ait un réel échange avec le public. Sans vouloir tomber dans le cliché du live qui est plus chaleureux etc, il faut quand même dire que c’est ce qui rend le truc unique."
"On s’est vraiment amusé, on a passé un très bon moment ! Il y a même quelques fausses notes …" Ce à quoi Blase ajoute : "Oui, on les a laissé pour faire plus authentique."
Nico continue : "Au final, si on a pu sortir cet album enregistré au Shadok, c'est grâce à pas mal de coïncidences ... Le courant est bien passé avec le patron, il nous a fournit un régisseur, etc."
"Après le concert, on a récupéré les pistes puis c’est nous qui avons tout fait nous-mêmes. On y tenait vraiment, et Blase s'est donné beaucoup de mal."

Conception graphique : Océane Debote

Ce premier album est une forme de consécration pour ce groupe qui commence à rencontrer un certain succès.
"Il y a de de plus en plus de gens qui nous apprécient et qui parlent de nous." 
"On a enchaîné pas mal de dates ces derniers temps et ça a permis de créer un petit noyau de fans, ce qui est hyper appréciable. On voit qu’ils aiment vraiment notre musique. Ça nous surprend toujours à vrai dire. Il y en a qui viennent exprès de Mulhouse pour voir nos concerts, …"
"On doute constamment de ce qu’on fait et on est toujours étonné quand les gens réagissent positivement lors de nos concerts." Blase précise avec son humour grinçant : "On est déjà étonné quand ils restent en fait."
Nico ajoute : "Ce sont aussi les premières parties qui ont permis de séduire un public assez nombreux. On a déjà parlé d'Oldelaf mais on a aussi fait les premières parties des Fatals Picards, de Giedré en février 2016, ou encore de Jules & Le Vilan Orchestra en avril, à Django Reinhardt. Jules est un mec très sympa et qui est assez incroyable en live. Il n’est pas trop connu du grand public pourtant il joue beaucoup."

"On a aussi participé à l’Alsace a un incroyable talent. On a gagné le prix du jury, c'était une belle expérience. Et ça nous a permis de nous faire pas mal de contacts.
"On a notamment rencontré quelqu’un qui nous a mis en contact avec le Sentier des Halles, une salle assez emblématique, à Paris. Les responsables de la salle ont décidé de nous produire pour une soirée. C'était un moment très sympathique, et on a eu de beaux retours sur ce concert."

Blase
Photo : Maxime Steckle

Blase et les Puritaines sont aussi connus pour leurs vidéos pendant lesquelles ils se filment chez eux, en train de jouer leurs morceaux.
Je leur demande comment cette idée leur est venue : "On trouve que c’est sympa de jouer en live. Et puis les gens s’intéressent plus aux vidéos, et ils les partagent plus facilement plutôt que quand il y a uniquement du son. Ça nous donne une visibilité sur le net, c'est une sorte de carte de visite."
"Pour la dernière, on l’a voulu plus travaillée, plus dynamique. Tout en gardant l’idée du plan fixe. On a fait la musique à part aussi. Elle a été bien plus longue à réaliser que les précédentes."
Blase précise : "Au début on s’était dit qu’on allait sortir une vidéo tous les 23 jours, pour rester dynamiques. Mais finalement on se mettait bien trop de pression, on a préféré arrêter et faire des choses qui nous plaisent, en y consacrant le temps nécessaire, plutôt que de travailler avec l’urgence d’une échéance à tenir."

Blase et les Puritaines interviennent aussi régulièrement sur la radio strasbourgeoise RBS : "On avait envoyé notre première vidéo, celle sur les spoils, et elle leur avait beaucoup plu. Ils nous ont alors proposé une chronique matinale. Pendant un an, on a proposé une nouvelle chanson par semaine."
"Cette année, on a un peu changé la formule. Je fais des chroniques tout seul même si Nico peut me rejoindre aussi."

Nico
Photo : Maxime Steckle
Je leur demande alors de me préciser le "rôle" que chacun tient dans le groupe :
"Blase amène les idées musicales, il écrit les textes, et on fait les arrangements à deux. Quand il vient avec un texte, il a toujours une ébauche de musique, car les deux sont difficilement dissociables."
Blase commente : "Pour beaucoup de chansons, j'arrive à les écrire très facilement, d'une traite, en 15 minutes."
"C’est pendant les moments où tu n’as rien de précis à faire, tout à coup t’as une idée, une tournure, une vanne ou un angle qui te vient à l'esprit, et à partir de là c’est très facile d’écrire."
"Mais, pour d'autres, elles mettent des mois voire des années à éclore, à coup de retouches successives, au fil du temps."

Il faut dire que Blase a toujours été un grand fan des chansons françaises : "Quand j’étais jeune, j’écoutais de la musique de vieux. J’étais surtout focalisé sur les paroles, il fallait que je comprenne ce qu’on me raconte. Parmi mes influences, je pourrais évidemment te citer Renaud, j’étais mono-maniac, je n’écoutais que ça. Il y a aussi Brel et Brassens bien sûr et puis Font et Val où il y a pas mal de pépites. Sans oublier Miossec."
C'est d'ailleurs Blase qui a fait découvrir beaucoup de musiques dans ce domaine à Nico qui confie : "J’ai toujours écouté beaucoup de métal, de rock progressif, c’est assez étonnant au final que je fasse de la chanson française mais ça me plaît beaucoup."

La pochette du premier album de Blase et les Puritaines
Photo : David Jost
Conception graphique : Océane Debote

Blase et Nico m'expliquent d'ailleurs l'évolution de leurs chansons qui sont devenues de plus en plus humoristiques au fil du temps :
"Au départ, notre musique était très influencée par Miossec. Et puis, quand on a joué notre chanson sur les ronds-points à La Laiterie qu’on s’est aperçu que ça marchait super bien de faire des textes qui font rire. Les gens sont venus nous en reparler après, ça les avait vraiment marqué, très positivement."
"On s’est dit que ça pouvait être une bonne idée d’avoir une approche différente, plus proche de la comédie que de la chanson française comme on le faisait jusque là. On a donc décidé de faire des chansons plus marrantes."
"Et ce qui est amusant c’est qu'à force les gens rient même lors des chansons qui ne sont pas drôles !"
"Ça fonctionne vraiment bien, et ça a été une vraie découverte pour nous. Du coup on s’est beaucoup plus intéressé à l’humour, à l’impro. C’est d’ailleurs dans cette optique-là qu’on avait participé à L’Alsace a un incroyable talent."
"Aujourd'hui, c'est ce qui ressort le plus de nos concerts. Les gens viennent nous voir et nous disent  : on s’est marré toute la soirée."

Leurs projets pour la suite ?
"On essaye de développer une formule spectacle. Quelque chose de plus réfléchi, de plus narratif ... Et puis bien sûr on va continuer à faire des vidéos !"

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